GAIA ORION

Art visionnaire qui participe à L’émergence D’un nouveau monde conscient

Pourquoi mettre mon art dans une case ?

 

Je revenais juste d’une promenade dans la forêt où j’habite au Canada. C’était une belle journée d’automne ensoleillée, j’avais donc pris le temps de m’allonger sur les rochers et de regarder les nuages passer. Dans les nuages j’ai vu une écrevisse, un dragon, un pacman qui a mangé un petit bout de coton et plein d’autres images. Nous prenons tous plaisir à ce jeu. Dès que  nous voyons quelque chose, notre esprit veut automatiquement faire des associations. On ne peut rien y faire, c’est complètement naturel.

C’est comme quand nous écoutons un nouveau musicien, nous pouvons rarement nous empêcher de faire une comparaison : ‘oh cela me fait penser à untel’. Je me demande pourquoi nous ne pouvons pas tout simplement écouter la chanson ? D’où nous vient cette habitude de comparer, juger, mesurer, associer ?

Je suis confrontée à ce phénomène avec mon art depuis le début. Je trouve cela fascinant de recevoir tellement de commentaires différents dépendamment de la personne. Au fil du temps j’ai décidé de prendre des notes et voici donc des ‘associations’ qui sont faites régulièrement devant mon art.

 

Est-ce de l’art aborigène ?

Ici au Canada c’est la question que j’entends le plus. La réponse est ‘non’, puisque je ne suis pas autochtone. J’ai grandi à Paris ! La raison pour laquelle on me pose cette question est simple : toutes mes toiles sont reliées aux thèmes de la nature et de l’esprit; ces valeurs sont très proéminentes dans la culture traditionnelle des aborigènes en Amérique du Nord. Mes couleurs vives, les lignes bien délimitées et les images symboliques sont très similaires à leur art traditionnel. J’aimerais bien pouvoir dire que je suis native américaine car je pense que cela aurait été plus facile de trouver ma place dans le monde de l’art contemporain. Il y a un tel réseau de galeries et d’associations qui soutiennent les natifs de notre pays. Mais surtout je n’ai aucun doute sur le fait qu’ils accueilleraient mon art immédiatement. Je trouve que les galeries d’art de nos jours ont du mal à comprendre mon travail.

 

Est-ce de l’art païen ?

Ce mot ‘païen’ ne me semble pas décrire mon art de façon adéquat, ceci dit je dois avouer que j’ai quelques tendances ‘sorcière’ : Je cueille des herbes pour faire mes tisanes médicinales, je concocte mes propres remèdes, j’aime brûler de l’encens et de la sauge pour ‘purifier’ ma maison; j’aime être toute nue en pleine nature, j’aime les cristaux, je joue avec mes cartes de tarot et j’ai même une poupée  pour envoyer du reiki à distance ( ou pour  moi ! ). Mon art révère la nature car à mes yeux elle enseigne les plus belles leçons spirituelles. Je trouve que le mot ‘païen’ est un peu comme le mot ‘hippie’. Les païens et les hippies sont des gens supers mais ils ont une sorte de mauvaise réputation et je ne veux pas être associée à cette stigmatisation négative qui les entourent. Enfin si vous voulez tout savoir mes enfants m’appellent ‘une hippie en dénégation’ !

 

Est-ce psychédélique ?

Celle-ci me fait rire ! On me demande souvent si je touche aux drogues. C’est vrai que certaines de mes peintures sont un peu trippantes, elles vibrent, elles donnent des sensations d’expansion et ajustent notre cerveau à des ondes liées à des états de méditation. Je ne planifie pas du tout ces effets quand je peins mais c’est certainement un bonus ! Je veux être claire : je ne prends aucune drogue et aucune de mes peintures ne sont reliées à cela. Je n’ai rien contre l’utilisation de drogues quand c’est dans un contexte où elles sont des enthéogènes ( une substance chimique, d’origine de plantes, qui produit des états de conscience transcendants qui accompagne le développement personnel, une cérémonie religieuse ou spirituelle) . Beaucoup de personnes ont des expériences très profondes et transformatrices sous l’effet de plantes hallucinogènes comme l’Ayawaska. Cela ne fait simplement  pas partie de mon chemin de vie et donc ce n’est pas dans mon art non plus.

 

Est-ce de l’art Celte ?

Pour moi cette question est un peu comme celle de l’art aborigène. L’art Celte est très intriqué, détaillé, complexe de géométrie et est en grande relation avec mère nature. Bien entendu ces attributs se retrouvent dans mon art et donc je suis associée à la tradition Celte. Ceci dit certaines de mes peintures sont directement inspirées par l’art Celte et ses traditions.

 

Les signes du zodiaque

Alors voici le commentaire le plus bizarre et surprenant. En effet on me pose souvent la question en pointant vers mes mandalas : Est-ce que ce sont les signes du zodiaque ? C’est une évidence qu’ils n’ont pas regardé mon travail plus d’une seconde et demi et qu’ils ne connaissent rien sur le zodiaque (ce n’est pas que j’en sais beaucoup plus ! ). Enfin je suppose que mes images leur apparait comme des symboles curieux et la seule image qui leur vient à l’esprit est celle des signes astrologiques !

 

Ténébreux

Cela vous surprend ?Moi j’ai du mal à y croire quand j’entends cela ! J’espère que toute personne qui comprend bien mon art ne le voit pas du tout comme étant sinistre ou ténébreux.  Bien au contraire, je m’inquiète souvent d’être trop optimiste avec mes images  pleine de positivité et de couleurs. J’ai remarqué que les personnes  qui trouvent que mon art ‘fait peur’ sont souvent timides face à la vie, à la liberté et au pouvoir qui sont mis en valeur dans mes toiles. Elles ont souvent des fortes convictions religieuses qui les prédisposent à associer de la négativité ou de l’obscurité autour de ces valeurs.

Elles voient mes images de femmes nues qui s’amusent autour d’un feu comme des sorcières qui lancent des mauvais sorts. Dans le ‘Rituel de la lune’ je représente des femmes en connexion avec leur cycle lunaire mais elles y voient d’autres femmes ensorcelées ! Quand je peins mes femmes nues et leurs vagins c’est soit disant encore le travail du diable alors que le but de ces images et de dialoguer sur ces sujets complètement naturels qui malheureusement causent tant d’inconfort. Ma femme sauvage et son corbeau sous la pleine lune leur fait peur alors que tout ce que je représente est un instant mystique le plus primordial possible.

Heureusement la plupart du monde apprécie mon art sans avoir besoin de le mettre dans une case de leur cerveau pour expliquer ce qu’ils voient. Il se trouve que je continue moi même à essayer de comprendre qui je suis et ce que mes peintures veulent partager. Ce que je sais c’est que je ne trouverai jamais une case qui m’ira parfaitement. Je suis qui je suis, un unique spécimen, je crée un art qui est inspiré par une vie simple, heureuse et pleine de santé. Et cela me suffit !

1 Commentaire

  1. Salut Gaia,
    j’ai lu ton article avec intérêt et partage ce que tu dits
    j’espère que tout va bien pour toi
    bises
    Laurent

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