GAIA ORION

Un art pour une femme florissante et un monde en paix

Extrait du livre “Un Nouveau Monde en Marche” de Laurent Muratet, Janvier 2012

Gaia a été invitée par Laurent Muratet à participer au livre et documentaire “Un Nouveau Monde En Marche”, projet en collaboration avec Gandhi International. Dans ce cadre, elle a été  l’une des 25 personnalités phares françaises interviewées (aux côtés de Pierre Rabhi, Christophe André, Jean Marie Pelt, Annick de Souzenelle Jean-Baptiste de Foucauld, Mathieu Ricard, etc..) http://blog.altereco.com/2012/01/05/un-nouveau-monde-en-marche

Interview (Extrait du livre) de Gaia Orion :

Est-ce que vous pouvez vous présenter rapidement ?

Un Nouveau Monde en Marche de Laurent MuratetJe suis originaire de Paris où j’ai étudié l’architecture à l’Ecole des Beaux Arts. Les thématiques de mes images concernent  la planète Terre, le cheminement personnel et la Conscience. Je travaille à plein temps en tant qu‘artiste peintre depuis 2006 ; à travers l’art, j’ai trouvé mon chemin de vie, une manière de me connecter profondément avec les autres, de partager mes visions avec le monde.
Mes cartes de vœux, reproductions et bijoux (créés à partir de mes images) sont fabriqués avec des matériaux respectueux de l’environnement et sont vendus dans 70 boutiques au Canada, aux Etats Unis et en France.
Mon travail artistique a été médiatisé dans une vingtaine de revues/livres/calendriers au Canada, aux Etats Unis, en France, au Royaume Uni, à Taiwan et en Chine. Je suis aussi l’illustratrice de trois magazines : le Reiki News et New Moon Girls aux Etats Unis ; et la revue Rêves de Femmes en France. Récemment choisie avec 144 autres artistes visionnaires pour faire partie de la collection des Cartes Galaktic (initiative à échelle mondiale entreprise par Delvin Solkinson – manager éditeur du magazine Cosm du célèbre artiste américain Alex Grey) mon travail continue à être reconnu comme un apport significatif pour la construction du “nouveau monde” conscient qui émerge à tous les niveaux de notre société.
Avec mon mari et mes trois enfants, je vis au Nord de Toronto dans une région très sauvage au milieu des grandes forêts du Canada !

Pouvez vous nous expliquer en quoi l’art peut être un chemin d’individualisation intérieure?

J’ai eu une enfance assez idyllique en Afrique avec des parents qui étaient présents et disponibles. Revenue sur Paris à l’âge de 7 ans, j’ai grandi dans une famille assez privilégiée et stable ce qui fût une bonne base pour mon développement. Au sein de cet univers apparemment sans faille beaucoup de détails subtils et un sentiment général d’insatisfaction impossible à nommer ou décrire agitaient  mon être. Ma vie a changé quand j’ai rencontré mon mari canadien lors d’un voyage au Maroc. Notre rencontre fût un grand moment de synchronicité  : Nous avons ressenti comme des forces extérieures agissant au travers d’une succession d’évènements qui a amené notre rencontre. J’ai déménagé au Canada en pleine nature ce qui fût un changement radical par rapport à ma vie parisienne bien remplie.
Hors de mon contexte habituel, j’ai pu explorer librement différentes contrées intérieures qui m’ont d’abord extraite de toutes mes habitudes et conditionnement, puis petit à petit j’ai reconstruit un Être libre (dans une certaine mesure !) de son conditionnement familial, religieux et social. C’est dans ce nouvel espace que les premières images de mon art sont apparues, et c’est le fait de donner à mon corps les moyens d’être vraiment vivant – en pleine santé – qui est pour moi un vecteur optimal de mon inspiration. Il y a maintes façons de vivre pour trouver une santé optimale ; pour moi j’ai trouvé que ce qui me convient c’est une alimentation végétarienne et vivante, la pratique régulière du jeûne, du yoga, de la méditation et surtout une vie au grand air en connexion avec la nature. Une fois que cette base de santé optimale est mise en place, cela donne l’énergie pour tout le reste. Si nécessaire, j’utilise toujours les méthodes  naturelles de guérison auxquelles je crois profondément. Mon art est simplement l’expression de cette discipline quotidienne et de mon cheminement intérieur.
Il y a maintes études qui ont été faite qui démontrent les effets guérisseurs puissants de l’art quel qu’il soit. Des hôpitaux psychiatriques aux coaching en entreprise, l’art est utilisé comme catalyseur d’émotions, et tout simplement comme un moyen de se connecter à une source intérieure, de prendre du recul sur notre quotidien, de se plonger dans un univers de créativité infinie. La capacité de créer à travers l’art est accessible à tous et nous met en contact avec une puissance et une liberté sans limite. Tous les enfants, qui eux sont empreints d’une pureté et spontanéité d’être, créent continuellement : ils dessinent, peignent, construisent, inventent, mettent en scène. Quand les attentes de notre environnement prennent le dessus, nous mettons de côté ces « jeux d’enfants » pour devenir « responsables » ! Le chemin d’individualisation intérieure nous amène à réintroduire dans nos vies cette joie de vivre et de créer. Le rôle de l’art est bien plus grand que celui d’exposer et vendre des peintures, il est un vrai outil de transformation à utiliser à tous les niveaux de notre société.

Peut-il en quelque sorte nous aider à transcender les âges et à rester en lien avec l’histoire de l’Homme?

Tous les sites historiques – depuis les grottes de Lascaux –  sont des lieux où l’art dans sa plus grande splendeur nous est présenté. L’histoire des Arts (peintres, sculpteurs, écrivains, poètes, philosophes) au fil des temps nous enseigne énormément sur chaque société : un lien entre tous les artistes transcende les âges. Tous ont con-sacrés, dans le sens spirituel du terme, leur vie à une recherche d’harmonie, de beauté, de perfection. Cette expression représente sans aucun doute leur vie quotidienne qui n’a pu qu’être engagée pleinement dans cette quête. Un très petit pourcentage du genre humain est intéressé par vivre pleinement, quelquefois de façon extravagante, dérangeante, que ce soit des acteurs sociaux, politiques, spirituels ou artistiques. Ce petit nombre d’individus au grand potentiel de création sont ceux qui influencent le reste du monde, qui marquent chaque période de l’Histoire.

Au-delà de cette histoire, de quelle manière peut-il être un lien plus large vers la nature?

Les arts qui perdurent dans l’histoire dégagent une énergie et une beauté qui transcendent les générations et nous transportent au-delà de nos vies quotidiennes. Elles donnent la sensation qu’elles ont toujours existé. Elles ont le même effet et pouvoir que la beauté que l’on trouve dans la Nature. Plus nous nous connectons avec notre Être ainsi qu’avec le monde naturel, plus nous vivons intrinsèquement en harmonie. L’art inspiré est intimement lié à la nature.

En ce sens, en quoi les archétypes ou plutôt l’utilisation d’images “archétypales” peut nous guider dans une quête vers l’intérieur mais également en nous reliant plus largement les uns aux autres et à notre environnement?

La taille de Lune est beaucoup plus petite que celle du Soleil, or vue le la Terre, ces astres sont exactement de la même taille puisque la Lune recouvre le Soleil avec exactitude lors des éclipses. En numérologie, 1x2x3x4x5x6x7 est égal à 5040 ce qui est le rayon de la Lune (1080 pieds) + le rayon de la Terre  (3960 pieds). Les pierres de Stonehenge, les pyramides d’Egypte, les édifices Mayas ainsi que les Crops Circles qui apparaissent dans les champs de blé d’Angleterre sont basés sur ces mêmes proportions cosmiques. Ce ne sont pas des coïncidences au milieu du chaos de l’univers. Il existe au sein de l’univers et dans la composition des atomes une symphonie géométrique parfaite. Cet ordre sacré se retrouve dans tous les arts et civilisations humaines, ainsi que dans la nature.
Des images archétypales détiennent cet ordre et émane d’elles une harmonie qui nous connecte à la source. Quand nous sommes connectés avec cette perfection, ce centre, nous sommes connectés au monde, à notre environnement, aux autres. C’est seulement à partir de ce centre que nous pouvons créer et construire quelque chose d’harmonieux, de beau, et pour le bien-être de tous. Avoir une vision – aussi bienveillante soit-elle- n’est pas suffisant, il nous faut cette connexion pour que notre vision porte ses fruits. Cette connexion se trouve au sein d’une vie disciplinée, sincère et sérieuse dans la recherche d’équilibre et d’harmonie.

Est-ce que vous considérez votre art comme un art sacré et en ce sens quelle est votre approche de l’art sacré?

L’art sacré est plus souvent associé à l’art religieux. Jusqu’au 20ème siècle, les religions avaient le monopole de la spiritualité. Aujourd’hui beaucoup ont trouvé les religions ainsi que leurs dogmes et institutions limitées dans leur expression. La physique quantique et les neurosciences nous ouvrent l’esprit et deviennent des outils qui contribuent à comprendre notre univers ainsi que la biologie du bonheur. Beaucoup de pratiques spirituelles se développent – hors du contexte religieux – qui aident concrètement les gens à mieux gérer leurs vies, leurs émotions et mêmes aux entreprises à créer un environnement plus sain, équilibré et donc même plus productif pour leurs employés.
Mon art est une manifestation naturelle de mon chemin personnel sur des contrées spirituelles et en cela il peut se définir comme de l’art sacré. Le sacré implique une connexion à l’esprit, au divin. Je vois que les gens achètent mes images et les mettent sur leur autel, dans leur espace de méditation, dans leur journal intime et donc je réalise comme mes images accompagnent ce processus de libération et de connexion à l’esprit. Certains professeurs utilisent mes images dans leur cours sur des religions comparatives, des entreprises recherchent des images qui ont du sens et font appel à moi, je suis toujours en contact avec des acteurs du changement de notre monde et donc je vois à travers cela que mon art apporte l’esprit du sacré dans la vie des gens et de la société.

L’utilisation de symboles naïfs ou Art Premier permet-il de transcender les thèmes, de rester proches des grandes quêtes de l’homme et d’éviter la sophistication à l’extrême que connaît toute la société (et de la même manière l’art)?

Beaucoup de ce qui se trouve dans le monde de l’art contemporain est un reflet de la maladie de notre société, l’expression d’un malaise, d’une exacerbation de l’ego, d’un monde conceptuel complètement déconnecté de toute harmonie, de paix, de joie, de simplicité. Le résultat visuel est souvent perturbant, dissonant et inaccessible.
L’utilisation de symboles, d’images archétypales, de lignes simples et de couleurs vives dans mon art n’est pas quelque chose de conscient. Pour moi il est juste le reflet de mon intérêt pour les cultures anciennes du monde entier et ma recherche de ce qui lie les gens quelles que soient leurs cultures. Cela contribue certainement à transcender le temps et me relier à ce fil d’éternité qui parcourt les âges. Ceci dit, il y a beaucoup d’autres artistes dont le travail émeut l’être, le transporte au-delà de son quotidien, le touche profondément mais dont la représentation visuelle est très différente de la mienne. Chacun a son langage, ce qui compte c’est l’intention et le sens qui émane de l’œuvre.

Toutes questions que tu voudrais évoquer centrale pour toi?

Il y a beaucoup de mouvement autour du monde et il semble que des choses sont en train de changer : il y a eu d’abord l’élection de Barack Obama, les peuples oppressés qui se révoltent, les indignés qui campent dans toutes les villes du monde, les stars d’Hollywood qui font des films et des documentaires avec des messages écologiques, sociaux et politiques, des concepts comme Conscious Capitalism, Spiritualité et Economie, Ecologie Consciente qui prennent de l’ampleur et deviennent des idées acceptables dans le courant général et même au niveau des corporations. Tout comme le cheminement personnel commence par un constat du malaise existant frémissant à l’intérieur de nous, notre société s’éveille aux problèmes planétaires actuels. Je réalise que, comme à chaque époque, les artistes ont été de forts acteurs du changement et que j’ai mon rôle dans ce mouvement en marche vers le Nouveau Monde. Cela donne une nouvelle dimension à  mon travail, à son impact, et implique une grande humilité et responsabilité ! Avoir identifié ce mouvement et m’en sentir partie intégrante m’apporte aussi de l’optimisme !

Nous nous sentons tous quelquefois impuissants face à la taille et au nombre de problèmes mais si nous unifions nos efforts et initiatives, nous pouvons déclencher un renversement des consciences et de nos manières de vivre à tous les niveaux de notre société.

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Pin It on Pinterest

Share This