GAIA ORION

L’art pour une femme florissante et un monde en paix.

De la jeune fille de bonne famille à la femme sauvage

Gaia-KidJ’ai grandi dans une grande famille catholique, je suis l’aînée de cinq enfants, ma mère venait d’une famille de six et chez mon père, ils étaient 7. Les pères présidaient les familles, ils avaient tous de bons emplois, les mères étaient à la maison, faisait la cuisine, la couture, le nettoyage, et nous conduisaient aux scouts et autres activités. Jusqu’à l’âge de 12 ans ma mère déposait au bout de mon lit chaque soir les vêtements que je devrais porter le lendemain: des habits qui me donnerait un look bien bon chic bon genre. Et bien sûr, nous allions tous à la messe le dimanche. A cette époque,  j’aimais beaucoup aller à l’église, prier, étudier la Bible, je me sentais très mystique; enfin c’était la seule chose que je connaissais pour me connecter au silence de notre immense univers. J’ai grandi comme une jeune fille de bonne famille dans un environnement secure.
L’autre côté de l’histoire, c’est que, comme dans de nombreux foyers, chaque famille avait ses secrets dont personne ne parlait, les parents ne se disputaient jamais devant les enfants, nous n’étions pas autorisés à « répondre » aux parents, et les enfants n’avaient pas le droit de parler à la table des grands parents. La sexualité était un sujet inexistant, les personnes de couleur, les coiffeurs et les vendeurs du marché étaient regardés de haut de façon sous-entendue. On me disait que « les oreilles percées étaient pour les bonnes »; les artistes étaient considérés comme des fous et des schizophrènes égocentriques; les concerts de rock étaient un lieu de perdition de drogues et sexe.  Alors à 14 ans, j’ai appris le bridge et la valse dans ce groupe qu’on appelle un « rallye ». De 16 à 18 ans, les « rallyes » devenaient des soirées danse où les jeunes de mon espèce respectable se réunissaient pour se rencontrer et faire la fête.

Gaia-WildWomanUne grande partie de nos vies sédentaires bourgeoises peuvent être vues comme une absurdité totale (même si, ne vous méprenez pas, je joue bien un peu le jeu moi-même  avec ma vie d’artiste occidentale et confortable). Lorsque nous réalisons par l’étude de la physique quantique que la plupart du monde matériel est constitué d’espace vide avec quelques particules qui vibrent, et lorsque les neurosciences et la psychologie nous montrent que nous sommes un composite de cellules entièrement conditionnées par notre génétique et notre environnement: Nous sommes obligés de nous poser des questions sur le sens de la vie: aller au un boulot, fonder une famille, payer les factures, entrecouper tout cela avec un peu de divertissement. Il est dit que nous choisissons notre incarnation. Comment ai-je choisi cette éducation bourgeoise apparemment parfaite alors que maintenant je ressens l’appel de la femme sauvage. Je me suis libérée de la conformité de la religion, j’ai épousé un musicien poète loup solitaire, je vis de la création de vêtements aux couleurs vives que nous vendons dans des festivals tout l’été et de mon art le reste de l’année. J’ai vécu les 10 dernières années auprès d’une rivière dans la forêt canadienne loin de mon contexte familial.

Raven Call watermarkLes images de mon art viennent spontanément et au fur et à mesure qu’elles se présentent, au fil des années, elles m’enseignent et me montrent qui je suis vraiment. Je découvre une toute nouvelle femme et une toute nouvelle liberté dans la vie à travers ce parcours d’artiste, et petit à petit j’incarne la puissance de mon art.
Quand je peins mes femmes sauvages, je ressens cet appel primal, pour vivre loin des demandes de la société, libre, en connexion avec la nature, les animaux, les arbres, le vent, la terre et les étoiles. Pour moi, c’est un appel vers une vie mystique ultime la plus naturelle.

 

Pour plus d’information sur l’artiste et visualiser son art : www.artbygaia.com

4 Commentaires

  1. Oui tout est quantique, et ton incarnation n’est pas un hasard…

    Nous avons tous une mission sur cette terre et lorsque je vois ton art et que je lis tes mots, je me dis que tu es une grande dame libérée et sauvage qui éclaire ce nouveau monde en marche…

    “L’homme c’est de la terre qui marche”. Queshua

    Merci, Gaia, pour ce magnifique témoignage.

    • Bon, pour être clair et honnête, comme tous, je suis sur le chemin de la libération avec encore beaucoup de travail personnel à faire! Mes images me devancent et m’enseignent, et je découvre avec joie qu’elles accompagnent beaucoup d’autres âmes sœurs sur ce chemin de vie!

  2. Il nous revient, à mon sens, de donner vie à la Vie. Que celle-ci ait un sens, oui certainement, mais cela me ramène vers une réalité qui nous dépasse. Par contre, lui donner un sens par nous-mêmes, me semble un objectif possible. Votre chemin de vie montre le sentiment de vivre dans une prison dorée pour pouvoir en sortir. Sans ce manque, vous n’auriez pas du tout construit une vie d’artiste (ou toute autre). Il faut vivre le manque (ténèbres, rameau horizontal de la croix) pour apprendre à être humain, vivre debout et libre (rameau vertical). L’Ombre n’est là que pour servir à la Lumière. Et tout cela pour laisser éclore la Rose, celle de la Conscience au centre jusqu’au jour où la croix s’effacera. Long et beau chemin que je vous souhaite de continuer dans la Paix.
    JFP.

  3. Un des grands bonheurs (ils sont nombreux!) depuis que j’ai décidé de partager mon art avec le monde est la qualité de cœur, intelligence et finesse des êtres qui m’entourent et m’accompagnent sur ce chemin. Merci Jean-François pour votre message très éveilleur.

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